En septembre 2015, l’équipe pédagogie du Primaire a fait le choix de la méthode de Singapour pour l’enseignement des mathématiques, qui est dispensée de la Grande Section de Maternelle au CM2. Cette méthode est réputée pour être la meilleure au monde. (Les élèves de Singapour sont les plus performants aux enquêtes Pisa).
La méthode repose sur une méthode explicite : les concepts sont expliqués clairement et brièvement, puis immédiatement mis en application dans la résolution de nombreux problèmes. En résolvant une grande variété de problèmes différents, les élèves sont encouragés à comprendre en profondeur les démarches mathématiques.
Le principal enjeu de l’enseignement des mathématiques au primaire est d’aider les élèves à passer du monde concret qui leur est familier à une vision abstraite, c’est-à-dire déterminée par des règles, des lois et des principes immuables. La démarche de la méthode de Singapour repose sur l’approche « concrète-imagée-abstraite ».
Les élèves sont d’abord confrontés aux notions mathématiques par la manipulation d’objets. Ensuite, les objets sont remplacés par des images qui les représentent. C’est l’étape imagée. Enfin, lorsque les élèves se sont familiarisés avec les concepts de la leçon, ils ne travaillent plus qu’à l’aide de chiffres et de symboles. C’est l’étape abstraite.
La méthode est efficace car elle est progressive et ne laisse rien au hasard. Chaque notion est enseignée dans les moindres détails, et appliquée jusqu’à une compréhension et une maîtrise parfaite.
La méthode de Singapour procède par « petites touches » : chaque notion est d’abord présentée puis, l’année d’après, approfondie, et ainsi de suite. Le fait d’introduire des notions de façon très simple puis de les revoir en profondeur l’année d’après permet aux élèves de s’y familiariser et donc de ne pas avoir d’appréhension lorsqu’une nouvelle notion est enseignée. Cette approche « en spirale » (c’est-à-dire qui part des éléments les plus simples pour les complexifier progressivement) permet de poser des fondations solides, qui sont sans cesse révisées avant d’être approfondies.
L’expérience montre que cette manière de procéder permet à tous les élèves – même les moins « matheux » – de progresser en toute confiance.


